Roman photo florentin

La mission des élèves consistait à raconter une histoire en utilisant le principe d’un roman-photo. L’enquête se déroulait à Florence en Italie où un objet insolite disparaissait, qu’il fallait retrouver et qu’on apercevait régulièrement dans des lieux clefs de la ville.

Voici quelques photos insolites de certains participants !

Au gré des gondoles…

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Jeudi 28 avril, nous avons rendez-vous avec un artisan dans le quartier Dorsoduro de Venise. Nous sommes accueillis par le propriétaire du squero (chantier naval de construction des gondoles) Tramantin qui fut ouvert en 1884 par l’arrière-grand-père de celui-ci. Cet art est donc transmis de génération en génération. Cet artisan a commencé à l’âge de 16 ans et travaille depuis plus de 45 ans. Cet atelier est l’un des quatre derniers de Venise et ne sera sans doute pas repris par une des deux filles, ce qui annonce la fermeture quasi-certaine de l’entreprise. C’est un art qui se perd au fil des années. C’est en fait une profession où très peu de femmes sont admises.

Caractéristiques d’une gondole

Les principales choses à savoir pourraient être leur taille qui atteint les 10 m75 de long sur 1m 38 de large pour 500 kg en comptant 2 mois de fabrication, 1 mois de peinture ainsi que 2 mois pour la décoration. Les gondoles sont fabriquées avec 280 morceaux de huit bois différents (chêne rouvre, orme, cerisier, mélèze, tilleul, noyer, acajou, sapin) qui ont chacun leur rôle et leur importance dans le bon fonctionnement et l’esthétique de la chose. Compte-tenu du travail fourni, le prix compréhensible de 42 000 € reste un investissement conséquent pour les gondoliers qui souhaitent devenir propriétaires de ces esquifs.

La peinture noire des coques des gondoles a été décrétée par le Doge qui trouvait extravagant le coût des gondoles induit par les peintures.

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Une des spécificités des gondoles vénitiennes est le « Fero da Prova » ou « Dolfin » qui est constitué d’une coiffe de doge ou « Corno », les six dents sur la pièce à la proue de la gondole représentent les six « sestieri » (quartiers) de Venise : Cannaregio, Castello, Dorsoduro, Santa Croce, San Marco et San Paolo. A l’arrière de cette même pièce, il y a trois autres dents qui représentent les îles de la lagune : Burano, Murano et Guidecca). Le forme en « S » de la Fero de Prova rappelle celle du Grand Canal.

Il faut savoir également que très peu de gondoles sont produites par an pour un atelier (un ou deux par an). Le reste du temps est rempli par la maintenance car la durée de vie d’une gondole varie entre 30 et 35 ans).

La régate « Regata Storica », du Grand Canal à Burano, se déroule chaque année au mois de septembre ainsi que La Voga Longa.

Les autres bateaux que l’on rencontre beaucoup sur les canaux de Venise sont les motoscafo, sorte de taxi en bois verni !

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Ce fût une visite très enrichissante pour comprendre le domaine complexe de la fameuse gondole vénitienne. Mais Venise aurait-elle le même charme sans elles ?

Colaine Fertel et Guilliann Mutel 

Découverte de l’artisanat vénitien.

Pour cette nouvelle journée ensoleillée, nous avons privilégié la découverte de l’artisanat qui a fait les heures de gloire de la Sérénissime ! Direction donc, l’île de Murano dès ce matin afin de visiter l’atelier Vitreria Murano Arte : accueillis par un guide bilingue, nous avons pris connaissance des deux techniques mises en oeuvre dans cet antre de la technique verrière, à savoir la technique du verre soufflé et la technique du verre filée.

Après un petit tour imposé dans la boutique attenante, nous avons repris le vaporetto afin de gagner l’île de Burano : le temps imparti était un peu court pour nous permettre de découvrir l’art de la dentelle, qui est l’une des grandes spécialités de ce site. Néanmoins, l’endroit est tout à fait indiqué pour qui souhaite profiter d’un pique-nique en plein air. Le charme des maisons colorées qui permettaient aux pêcheurs de se repérer plus facilement par temps brumeux, a apporté de fait, une touche éminemment bucolique à nos déambulations rêveuses !!!

En début d’après-midi, nous avons donc quitté Burano avec regret pour rejoindre la Piazza St Marc : de là, nous avons marché jusqu’au quartier du Dorsoduro et la Galleria del Academia, afin de rallier notre prochain rendez-vous.

Dans son atelier, el signor Tramontin nous attendait afin de nous initier à la science navale et plus exactement, à la fabrication des gondoles puisque c’est le métier qu’il exerce depuis plus de 40 ans.

A partir de là, les élèves avaient tous les éléments nécessaires pour finaliser leur jeu de piste, entamé dès leur arrivée dans la ville Sérénissime :

Le Palais des Doges.

Aujourd’hui, nous avons visité le Palais des Doges, sur la Place Saint-Marc à Venise. C’est un palais d’art gothique, constitué de plusieurs salles et d’une prison.

Pour aller dans cette prison, il faut passer par le pont des Soupirs. Giacomo CASANOVA est le seul prisonnier à s’être échappé. C’est la partie de la visite qui m’a le plus marquée : les cellules sont toutes petites et les lits sont de simples planches en bois. Pour mieux visiter le palais, les professeurs nous avaient préparé un jeu de piste qui nous a permis de découvrir plus de détails concernant le palais.

Charlène DONDOS, 1ère SAPAT.

Le Palazzo Ducal : un haut-lieu du pouvoir vénitien.

Il n’est pas nécessaire d’être amoureux pour goûter pleinement aux charmes de la Sérénissime. Cette perle de l’Adriatique, se découvre au détour de la lagune, après un trajet de 35 minutes en Vaporetto.

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La piazza San Marco se dévoile alors dans toute sa splendeur : le rose orangé du fier campanile, les ocres du palais des Doges, les tons dorés de la basilique. Ce camaïeu de couleurs nous donnerait presque l’envie de tutoyer les muses de la poésie ! Ou alors, il vous inspire quelques petites blagues (spéciale dédicace à Madame Lainé !) : nous avons en effet expliqué aux élèves que le nom de la place tenait au fait qu’au Moyen-Age, les négociants de Venise, rapportaient parfois des épidémies dans la soute de leurs bateaux et que pour éviter la propagation de celles-ci, les autorités faisaient venir de Provence, de la lessive Saint Marc, pour laver les rues à grand renfort de produits. A ce stade, certains y croient encore !!!

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Pour découvrir le Palazzo ducal ou Palais des Doges, il faut passer sous un porche qui débouche sur une grande cour carrée. D’emblée, les façades blanches impressionnent par la finesse et la dentelle de leurs sculptures. Pour rappeler aux visiteurs, leur attachement à la mer, les Vénitiens ont choisi d’exposer dans cette cour, une gondole, noire par tradition.

A l’opposé, l’escalier des Géants est agrémenté de deux statues de Jacopo Sansovino, Mars et Neptune, qui symbolisent à la fois la puissance militaire et la domination vénitienne sur les mers. Un second escalier, la scala d’Oro, conduit les touristes dans une série de salles toutes plus somptueuses, les unes que les autres. La magnificence des lieux, avait en effet, pour but d’impressionner ambassadeurs et débiteurs : il faut dire que le Palais des Doges servait à la fois de domicile pour le Doge et sa famille, d’organe politique puisque c’est là que siégeaient les chambres institutionnelles (Sénat, Conseil des Dix, Salle du Grand Conseil) mais aussi le tribunal.

C’est d’ailleurs, ce dernier aspect qui a particulièrement plu à notre jeunesse ! Après une première mise en bouche avec l’armurerie et la Salle des Gardes où certains ont pu repérer l’armure de notre roi national Henri IV, nos apprentis détectives ont emprunté le Pont des Soupirs, pour gagner les cellules des prisonniers. Revivant le périple de ceux qui avaient parfois été arrêté et subi la question, c’est-à-dire la torture, sur simple dénonciation anonyme dans les Bocca di Leone (Gueule de Lion), nos jeunes ont goûté l’inconfort des cellules.

Ces geôles, surnommés pozzi (puits) ou piombi (plombs) en fonction de leur localisation dans la prison, étaient particulièrement humides et spartiates  et laissaient en définitive, peu d’espoir aux condamnés. D’ailleurs, à l’exception de la rocambolesque évasion de Giacomo CASANOVA, aucun détenu n’a jamais pu s’enfuir de cette prison vénitienne.

Après cet intermède culturel mais néanmoins un peu sordide, il était grand temps de se confronter non pas aux juges mais aux hordes de touristes, qui se bousculaient à la lumière du jour, pour photographier les chefs d’oeuvre vénitiens.